
La vie cachée sous nos pieds : les 1ères CGEA mènent l'enquête (...)
Les élèves de la section 1ère CGEA (Conduite et Gestion de l'Entreprise Agricole) se sont rendus sur le terrain pour une mission d'inventaire biologique. Armés de cadres de mesure et d'un mélange surprenant à base de moutarde, ils ont scruté le sol pour en révéler les secrets.
Le protocole de l'Observatoire Agricole de la Biodiversité
Pour obtenir des données scientifiques fiables, la classe a appliqué le protocole national de l'OAB. Cette méthode consiste à verser une solution d'eau et de moutarde sur un mètre carré précis. La moutarde agit comme un répulsif doux, forçant les vers de terre (anéciques, endogés ou épigés) à remonter à la surface pour être recensés.
Pourquoi compter les vers de terre ? Leur présence et leur nombre sont des indicateurs précieux de la structure du sol, de sa porosité et de sa capacité à transformer la matière organique en nutriments pour les cultures. Plus il y a de vers, plus le sol est "vivant" !
Au-delà des lombrics : une faune diversifiée
Le TP ne s'est pas limité aux seuls vers de terre. En observant de près la microfaune, les élèves ont eu la chance d'identifier d'autres acteurs essentiels du cycle de décomposition, comme une iule. Ce mille-pattes, bien que discret, joue un rôle crucial dans le broyage des débris végétaux.

Cette expérience concrète permet aux futurs professionnels agricoles de comprendre que la productivité d'une parcelle commence bien avant la semence : elle se prépare sous la surface, grâce à ces précieux alliés de l'ombre.
